Marie de Roumanie, reine et artiste – exhibition in Reims, France

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” Marie de Roumanie, reine & artiste” – exhibition opened at Palais du Tau in Reims, France: 13 April-28 July 2019. Queen Marie’s regalia is displayed for the first time in an international exhibition.

Queen Marie by Philip de Laszlo, 1924

Queen Marie by Philip de Laszlo, oil painting, 1924 – exhibited at Palais du Tau. Once the painting adorned the reception room from the Cotroceni Royal Palace in Bucharest, today belongs to Peles Museum in Sinaia.

Queen Marie is one of the important personalities of modern Romania, a flamboyant and charismatic royalty. She continued to fascinate even after her death due to her character and education achieved at the Victorian court and circles. Marie’s nature and imperial ascendency imprinted her actions with courage, spontaneity, sometimes vanity, artistic sensibility and originality. She had been a talented painter, photographer, a royal diplomat, writer, and also a curious traveller who explored North America and the Middle East, including Egypt, where she went to see and get informed about the famous discoveries of the British archeologist Howard Carter.

100 years ago, in the aftermath of the Great War, the Romanian government entrusted Queen Marie with an informal mission to Paris, where she met the leaders of the Peace Conference, among them Georges Clemenceau, Woodrow Wilson, David Lloyd George. As she later wrote, “So many diplomats and politicians were having their say that it was difficult to get a hearing. It needed an exceptional ambassador to plead for a country which did not enjoy special popularity”. At the same time, she gave interviews, also holding press conferences, a novelty for a royalty. “I’m glad the Press is nice about me, it’s something gained for Romania! All honour shown to me is shown to my country – so if Paris goes off its head, a bit about me, all the better; it opens the way for the work I have to do”. The Queen thus has been lobbying for Romania, and her image was associated with her country.

Queen Marie did not wear a tiara or other important jewels at any of the meetings or dinners at which she was invited, as the royal protocol would have required. She lost most of those adornments in Bolshevik Russia, where they were sent during the war by the Romanian government for safekeeping, within the first such transport, in December 1916, which also included the state treasury. The jewel maker, Cartier, offered to lend her a tiara, but she respectfully declined it, perhaps wanting to draw attention to the precarious situation of the Romanian state treasury, now lost in Russia under the Bolsheviks, a problem that was also raised at the conference by the representative of the National Bank of Romania, G. Danielopolu, in April 1919, within the Reparations Commission.

The historical record of Queen Marie’s patrimony has been one highly conditioned by the shifting grounds of the intervening political regimes and legislations. Many of the objects were thus lost, scattered in many places, confiscated by the communists in 1948, or destroyed in the upheavals of the 20th century, but their memory and beauty can still be glimpsed in old photographs or documents, her correspondence, bills and her will. The old photographs, paintings, regalia, jewellery, personal objects, exude the spirit of a princess, who later became a queen, and was a keen collector of jewels and art of a multitude of styles and fashions, from the Byzantine designs to the Victorian ones, from flamboyant Art Nouveau to the reduced to essence Art Deco.

The exhibition “Marie de Roumanie, reine & artiste” presents symbol laden objects, survivors of dramatic political changes in her country and the continent, which once belonged to the Queen’s collection, all being marked by her creed “Per Amore ad Lucem”, leading us into a world of symbols of Queen Marie.

This exhibition is a tribute to a great personality of Romania, whose fate and actions were so much intertwined with many European countries, including France, making from her a sort of avant-la-lettre European.

This cultural event would not have been possible without the concourse of our partners from France, especially the colleagues at Centre des Monuments Nationaux and the illustrious host Palais du Tau, to all of whom I would like to address my thanks on behalf of my colleagues from the National History Museum of Romania, also from Peles Museum and the Romanian partner institutions, for their collective effort and cooperation in making possible this interesting and timely project.

Curator: Dr Diana Mandache, Historian

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Exhibition in France: “Marie de Roumanie, reine & artiste”

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I am delighted to announce you, my dear readers, the forthcoming exhibition on Queen Marie of Romania in Reims, France. Curator: Diana Mandache (MNIR).

Marie de Roumanie, reine & artiste: 13 Avril -28 Juillet 2019, Reims, Palais du Tau


Communiqué de presse

Le Centre des monuments nationaux présente, dans le cadre de la saison France-Roumanie, en partenariat avec le Musée national d’Histoire de Roumanie et en collaboration avec le Musée Peles de Sinaia, l’exposition « Marie de Roumanie, reine et artiste » du 13 avril au 28 juillet 2019 au Palais du Tau à Reims. Au sein de cette ancienne résidence archiépiscopale et lieu de séjour des rois de France, l’exposition permettra, à travers une série d’objets issus des collections royales, de découvrir la personnalité de Marie de Roumanie, épouse de Ferdinand 1er, reine aimée de son peuple, ambassadrice estimée en Europe et artiste au service de l’Art nouveau.

Née en 1875, en Grande Bretagne, la Reine Marie de Roumanie est petite-fille de la Reine Victoria par son père, le duc d’Édimbourg, et petite fille du tsar Alexandre II de Russie par sa mère, la duchesse d’Édimbourg. Les liens avec la Maison Royale Britannique, la Maison Impériale Russe, telles qu’avec les maisons régnantes allemandes, ont constitué l’argument pour son mariage avec le prince héritier de Roumanie, Ferdinand de Hohenzollern-Sigmaringen, héritier de la couronne de Roumanie. Établie en Roumanie en 1893, elle sera la mère de six enfants, trois fils et trois filles.

L’exposition « Marie de Roumanie, reine et artiste » a pour objectif de mettre en lumière la figure publique de la reine Marie de Roumanie à travers un ensemble d’objets symboliques issus des anciennes collections royales, et notamment deux regalia que sont la couronne et la cape de couronnement. Elle permet également de découvrir sa personnalité privée, qui révèle une personnalité forte, entre « ambassadrice irrésistible » de la Roumanie, comme l’ont surnommé les journaux de l’époque, mécène charismatique des arts promouvant l’Art nouveau en Roumanie et artiste elle-même.

Marie, princesse et reine de Roumanie

En 1914, Ferdinand 1er, son époux, fut sacré Roi de Roumanie. Comme reine consort, Marie joua un rôle actif en conseillant et en appuyant les démarches politiques de Ferdinand 1er, notamment en ce qui concerne l’entrée de la Roumanie dans la Première Guerre mondiale comme alliée des Forces de l’Entente (les Alliés). Pendant la guerre (engagement de la Roumanie en 1916 – 1918), Marie fut non seulement l’âme du mouvement de résistance mais aussi et en premier lieu, infirmière bénévole au front pour les combattants. Par son remarquable travail et son esprit de sacrifice, la reine Marie est vue comme l’une des plus importantes personnalités de la Roumanie contemporaine.

Pendant la Conférence de la Paix de Paris (1919), sa présence en France permit de soutenir le point de vue de la Délégation Roumaine. La reine fut reçue par les autorités françaises comme un chef d’état alors qu’elle n’était qu’en visite privée.

Pour marquer symboliquement l’aboutissement de la Grande Roumanie (la plus grande extension qu’ait connu le pays, durant l’entre-deux-guerres, par unification), la Reine Marie choisit pour leur couronnement en 1922 la ville Alba Iulia, où, pour la première fois, en 1600, a été réalisée l’union des trois principautés roumaines. Pour cette cérémonie, une cathédrale fut bâtie tandis que les plus importants regalia furent commandés dans les ateliers de Paris, comme la couronne, présentée dans cette exposition. Commandée par le parlement de Roumanie spécialement à cette occasion, cette couronne de style byzantin reprend des motifs végétaux, fleur de lys ou épi de blé, ainsi que des éléments d’origine celtique. Elle a été dessinée par Costin Petrescu, qui s’inspira de la couronne de Doamna Despina Milita de Valachie, épouse de Neagoe Basarab, d’après la peinture votive de l’église du monastère de Curtea de Arges. Il respecta ainsi une volonté de la reine Marie, qui souhaitait donner à son apparence une grâce médiévale. Les pendentifs latéraux, typiques des diadèmes des familles royales byzantines, constituent un accessoire original. La Reine Marie a été le plus connu des ambassadeurs de la Roumanie en France en étant, elle-même, une grande admiratrice de la culture française. Par ailleurs, elle apparait dans le film en sept parties « Les aigles foudroyés », chronique de la chute des grands empires par Frédéric Mitterand.

Marie, reine artiste

Alors qu’elle était princesse héritière, Marie devint le promoteur de l’Art nouveau en Roumanie, en patronnant le plus grand mouvement artistique des années 1900 – La Jeunesse Artistique. Ce mouvement, fondé en 1901, défendit les nouvelles esthétiques, dont le symbolisme. La reine, elle-même designer d’intérieur, dessina, créa et commanda des ensembles spectaculaires en style Art nouveau pour ses résidences – le palais Cotroceni de Bucarest et le château Pelisor de Sinaia. Par ailleurs, ce dernier demeure le plus important ensemble décoratif en style Art nouveau de Roumanie.

La princesse héritière réalisa non seulement des dessins préparatoires pour des pièces de mobilier mais créa aussi des peintures, des albums photos, ainsi que des enluminures. La princesse Marie s’initia à l’enluminure aux côtés de la reine Elisabeth, d’abord sur du papier japonais, puis sur des parchemins. Marie peignit plus tard deux manuscrits enluminés, dont un fut peint pour Ferdinand 1er en 1906 sur du parchemin précieux. Ornée d’un cadre argenté, chaque page comporte des illustrations – pour la plupart des fleurs de différentes couleurs – mais aussi des poèmes et autres textes que la princesse Marie appréciait. L’harmonie des couleurs, des formes et des vers a fait de ce manuscrit enluminé l’une des pièces maîtresses de grandes expositions internationales. Il valut à sa créatrice deux médailles d’or, la première à Munich avant la Grande Guerre et la seconde à Barcelone en 1929. Par son remarquable talent artistique, elle devint membre de l’Académie des Beaux-Arts en France.

Marie, amie des Arts, fréquenta aussi de nombreux artistes. Elle rencontra Loïe Fuller en 1902 lors d’une représentation de la danseuse à Bucarest. Émue par le spectacle, Marie lui fit porter un message au dos d’une photo : « Par une de tes plus ardentes admiratrices, en souvenir d’une soirée enchanteresse pour une amoureuse des arts ». S’ensuivit une amitié durable. Dans les années 1920, Marie et Loïe collaborèrent à la création d’un ballet inspiré d’un conte écrit par la reine.

La plupart des objets présentés dans cette exposition au Palais du Tau ont été dessinés par la reine Marie. A travers ses projets artistiques, elle essaya de créer un style national à travers lequel elle souhaitait mettre en évidence l’appartenance européenne mais aussi les caractéristiques spécifiques du peuple roumain.

Le cœur d’une reine romantique

Après une longue période de souffrance et des traitements dans les cliniques de Merano et de Dresda, la reine Marie revint en Roumanie et s’éteignit le 18 juillet 1938 au château de Pelisor à Sinaia. La presse du monde entier annonça rapidement la nouvelle de la mort de cette reine charismatique et publièrent en anglais, français, espagnol et en allemand son dernier message, « À mon Pays et à mon Peuple », preuve incontestable de son attachement à l’identité roumaine.

Conformément à ses dernières volontés, le cœur de Marie fut prélevé. La reine laissa dans une lettre testamentaire ses dernières recommandations à son fils, le roi Carol : « Je veux qu’à ma mort mon cœur soit prélevé et qu’il repose à la chapelle Stella Maris. On revient toujours à ses premiers amours, alors je retourne à la mer, où je souhaite que mon cœur soit déposé près de la mer, sous les dalles de Stella Maris. J’ai aimé ce lieu que j’ai créé, ce lieu que j’ai façonné ; je vous prie de laisser mon cœur reposer là-bas, même si mon corps doit être enterré à Curtea de Arges, aux côtés de Papa [Ferdinand], comme il convient pour une reine ». Le cœur fut déposé dans un reliquaire octogonal en argent, lui-même placé dans un coffret en vermeil aux montures de platine, richement orné de pierres précieuses (diamants, saphirs et rubis, au nombre de 307). Ce coffret demeura pendant trois mois dans l’église du monastère de Cotroceni. Puis, lors d’une cérémonie officielle, il fut déposé dans la chapelle de « Stella Maris », près de la mer, symbole de sérénité, de calme et de repos éternel.

Toutefois, le cœur de la reine n’y fut pas laissé en repos. Quelques mois avant sa mort, la reine déclara qu’elle pressentait que le sort de son cœur allait suivre de près l’itinéraire politique des Balkans. L’histoire confirma les craintes de la reine et le cœur dut être déplacé en 1940 dans le bois de Bran, scellé dans la roche, au lieu appelé la « chapelle de roche », symbole puissant et lieu de pèlerinage. Lorsque l’archiduchesse Ileana dut prendre le chemin de l’exil en janvier 1948, elle se rendit auprès du cœur de sa mère avec l’intention de le prendre, mais ne put ni ouvrir ni déplacer le sarcophage de marbre. Ileana, l’archiduc Antoine et leurs enfants se recueillirent donc une dernière fois avant de partir. En 1968, les autorités communistes décidèrent de déplacer le reliquaire au château de Bran, puis au Musée national d’Histoire de Roumanie en 1974. Le chemin parcouru par le cœur pendant 77 ans reflète l’histoire moderne de la Roumanie, de Bucarest à Balchik, en passant par Bran. Le 3 novembre 2015, le roi Michel opte pour un transfert à Sinaia, dans la salle dorée du château de Pelisor où la reine s’est éteinte.

L’exposition « Marie de Roumanie, reine et artiste » sera accessible en nocturne à l’occasion des deux événements suivants :

  • « Nocturne Jeunes » le jeudi 2 mai 2019 de 18h30 à minuit
  • « Nuit des cathédrale » : samedi 11 mai 2019 de 20 h à minuit

La Saison France-Roumanie 2019 est organisée et mise en œuvre par l’Institut français avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du ministère de la Culture, du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère de l’Education nationale, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, du ministère de la Transition écologique et solidaire, du ministère des Sports, de l’Ambassade de France en Roumanie, du réseau des établissements de l’Institut français de Roumanie et des Alliances françaises. Commissaire général : Jean-Jacques Garnier.

My new book: Queen Marie’s Jewels

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Queen Marie’s Jewels” (Bijuteriile Reginei Maria), Romanian language, 160 pages, 28 x 24 cm, hardback, dustcover, colour Ill., Corint publishing house, Bucharest, December 2018.


The historical record of Queen Marie’s jewels has been one highly conditioned by the shifting grounds of the intervening political regimes and legislations. Many of them were thus lost or scattered in many places, but their memory and beauty can still be glimpsed in old photographs, and more compellingly in newly discovered drawings from the 1900 or documents such as the list of her jewels compiled in 1902, her correspondence, bills and her will. Many of Marie’s jewels were lost in the maelstrom of the Bolshevik Revolution, and only a few survived, a part of which can now be admired as museum exhibits, while others became family heirlooms after her death, imprinting the destiny of their inheritors. The old photographs and drawings exude the spirit of a princess, who then became a queen, and was a keen collector of jewels of a multitude of styles and fashions, from the Victorian ones to Byzantine designs in the manner of those of Empress Theodora, from flamboyant Art Nouveau to the reduced to essence Art Deco, and in her last years to a preference for pearls and diamonds.